Glossaire

A

  • Adrénaline / Noradrénaline

    Médicament administré par perfusion à débit continu et dont la fonction est d’améliorer le travail du cœur ou d’augmenter la pression artérielle.

  • Alimentation entérale / alimentation parentérale

    Lorsque les patients ne peuvent plus s’alimenter par la bouche (sédation, coma, problèmes de déglutition, etc.) on peut les alimenter par l’intermédiaire d’une sonde placée dans l’estomac : la sonde gastrique (alimentation entérale). Une autre possibilité, si le tube digestif n’est pas fonctionnel, est de faire passer les aliments directement par les veines dans les perfusions (alimentation parentérale). Les aliments sont administrés sous forme liquide et couvrent l’ensemble des besoins du patient.

  • Amnésie

    Il est fréquent que les patients ne se souviennent pas de tout ou partie de leur séjour en réanimation. Les causes de l’amnésie sont multiples : médicaments amnésiants, infection grave, troubles du sommeil, confusion, etc… Permettre aux patients de comprendre ce qui s’est passé durant les phases qu’ils ont oublié permet une meilleure rémission psychologique.

  • Arrêt cardiaque

    Le cœur fait circuler le sang dans l’organisme et permet ainsi l’apport en oxygène aux cellules des différents organes. Lors d’un arrêt de cœur, l’apport en oxygène est interrompu et les cellules se détruisent rapidement. En quelques minutes, les conséquences peuvent être irréversibles. Ainsi, la rapidité de prise en charge (massage cardiaque, ventilation) est essentielle pour minimiser au maximum les séquelles possibles.

B

  • BMR : Bactérie Multi-Résistante

    Bactérie qui a développé une défense contre plusieurs antibiotiques. Elle est donc plus difficile à combattre et il est extrêmement important d’éviter sa dissémination au sein de l’hôpital : c’est pourquoi il peut être demandé de respecter certaines précautions à l’entrée des chambres des patients : les “mesures d’isolement”.

C

  • Cadre de soin

    Les cadres de soin sont des infirmiers ayant suivi une formation supplémentaire. Ils s’occupent de la gestion du service en termes de logistique et de personnel.

  • Cathéter

    Les cathéters sont des tubes souples et creux qui sont insérés dans les veines ou les artères du patient. Les cathéters permettent l’administration des médicaments ou la surveillance des pressions dans les vaisseaux. Ils sont souvent nécessaires pour le traitement des malades de réanimation. L’insertion est effectuée stérilement, sous anesthésie locale. Leur entretien nécessite des soins stériles.

  • Chef de clinique

    Les chefs de cliniques et praticiens hospitaliers sont docteurs en médecine. Ils supervisent le travail des internes ainsi que la formation des externes (ou étudiants en médecine).

  • Choc

    Chute brutale et profonde de la tension artérielle. Rapidement, cet état clinique peut avoir des conséquences graves sur les organes (reins, poumons, foie, etc.) On peut distinguer plusieurs types de choc : le choc septique, lié à une infection grave ; le choc hémorragique, lié à une perte de sang importante ; le choc cardiogénique, lié à un mauvais fonctionnement du cœur et enfin le choc anaphylactique, lié à une allergie grave.

    •  

    • Circulation extra corporelle, CEC ou ECMO (ExtraCorporeal Membran Oxygenation)

      Il existe deux types de circulation extra corporelles : le premier type vise à suppléer la défaillance majeure des poumons seul : on pose deux gros cathéters (appelés canules) dans de gros troncs veineux du patient (souvent dans le creux des aines), le sang est aspiré à l’aide d’une pompe et passe dans une membrane d’oxygénation et de décarboxylation (le gaz carbonique y est épuré). Le deuxième type de circulation extra corporelle vise à suppléer la fonction cardiaque via la pompe, et si besoin est, les poumons également. Les canules sont alors positionnées l’une en artériel, l’autre en veineux. 

    • Coma

      Le coma est un état de conscience altéré. Il peut être provoqué volontairement par des médicaments sédatifs pour permettre la mise au repos de certains organes et la gestion de la douleur : c’est une forme d’anesthésie générale. Il peut aussi être provoqué par certaines pathologies ou lors d’un accident avec traumatisme crânien. Le coma altère la capacité du patient à protéger le carrefour entre les voies aériennes (vers les poumons) et les voies digestives (vers l’estomac), raison pour laquelle il est nécessaire d’intuber et de placer les patients dans le coma sous respiration artificielle. Un patient dans le coma nécessite une surveillance accrue.   On ne sait pas ce qu’entend un patient dans le coma, mais il semble que la présence et les voix des proches puissent dans certains cas être reconnues, même s’il n’en aura que peu ou pas de souvenirs plus tard. Les soignants expliquent leurs gestes au patient et le préviennent avant tout contact physique. La présence verbale est bénéfique pour le patient et il ne faut pas hésiter à lui parler.

  • Confusion

    Il est courant également que les patients éveillés en réanimation soient un peu confus et perdus. Ce peut être dû au stress, à l’infection, aux médicaments ou à la fatigue. L’âge est également un facteur de risque important. Il est conseillé de les restituer régulièrement dans l’espace et dans le temps en leur rappelant où ils sont, le jour et l’heure. Les supports d’information (radio, TV) sont souvent utilisés pour leur permettre de garder conscience du temps qui passe dans un environnement clos où tous les jours se ressemblent.

D

Dialyse ou Epuration extra-rénale (EER)

Technique qui consiste, par l’intermédiaire d’un cathéter, d’un filtre (rein artificiel) et d’une pompe, à nettoyer le sang des déchets toxiques qui s’accumulent lorsque les reins fonctionnent mal ou dans certaines situations critiques.

Diététicien.ne

Les diététicien.nes sont sollicités afin de s’assurer que les patients reçoivent des apports nutritionnels adaptés à leurs besoins.

Directives anticipées

Les directives anticipées sont un moyen de rédiger à l’avance ses souhaits pour le cas où l’on serait dans l’incapacité de donner notre avis. Elles peuvent être rédigées sur papier libre, ou utiliser un formulaire pré-construit. 

Don d’organes 

Le don d’organes est possible en France dans certains cadres, et notamment après le diagnostic d’un passage en mort encéphalique ou après une décision de limitation ou d’arrêt des traitements (cadre légal dit de Maastricht III). 

Drain

Tuyau placé dans le corps afin de permettre l’élimination de sang, d’air ou de sécrétions qui pourraient entraver la bonne cicatrisation ou le bon fonctionnement d’un organe.

E

  • Echographie

    L’échographie est un examen externe permettant d’explorer l’anatomie et les fonctions de certains organes. Le médecin applique une sonde contre la peau au niveau de l’organe qu’il souhaite explorer, cette sonde émet des ultrasons qui traversent les tissus puis lui sont renvoyés sous la forme d’un écho. C’est un examen rapide et indolore.

  • Escarre

    Lésion cutanée due à l’alitement. L’alitement et l’immobilisation nécessaires pour la sécurité du patient de réanimation peuvent avoir des conséquences liées aux pressions que la peau subit au niveau des points d’appui et aux frottements. Pour éviter les escarres, les infirmiers et les aides-soignants massent régulièrement les points d’appui (arrière du crâne, dos, sacrum, coudes et talons) des patients et s’assurent que les patients reçoivent des apports nutritionnels suffisants. Vous pouvez participer à la lutte contre les escarres en prodiguant des massages légers à vos proches. 

F

  • Fibroscopie

    Le principe de cet examen consiste à explorer l’intérieur du corps à l’aide d’un endoscope Introduit par un orifice naturel. L’endoscope ou fibroscope est composé d’un tube souple de quelques millimètres de diamètre dans lequel est insérée une fibre optique. Il possède une source lumineuse à l’une de ses extrémités. Certains utilisent une mini-caméra et sont connectés à un écran vidéo. Ils peuvent être équipés de pinces afin de réaliser des prélèvements pour une analyse en laboratoire. Un système de commande permet de se diriger une fois à l’intérieur du corps. 

  • Fonte musculaire

    L’immobilité forcée entraîne une fonte musculaire qui peut être impressionnante lorsque l’hospitalisation en réanimation se prolonge. La récupération de l’autonomie en sera d’autant plus longue, c’est pourquoi les kinésithérapeutes et les infirmiers interviennent précocement pour enrayer ce phénomène en mobilisant les patients dès qu’ils sont en état de le supporter.

G

  • Garde

    La nuit, le week-end et les jours fériés, les soins se poursuivent en réanimation : ces plages horaires sont appelées « gardes ». Si les infirmières et aides-soignants sont généralement aussi nombreux le jour et la nuit, la semaine que les jours fériés, afin d’assurer les soins et une surveillance continue ; en revanche les médecins se relaient et sont moins nombreux sur les gardes. Les patients les plus graves et les situations d’urgence sont donc prioritaires pendant ces périodes et les médecins sont moins disponibles pour les entretiens ou la gestion des affaires courantes qui sont plus facilement gérées en journée.

H

  • Hypothermie

    Dans le cadre de certaines pathologies, il est possible de placer les patients en hypothermie, c’est à dire de refroidir leur corps en dessous de 36 degrés, parfois jusqu’à 34 degrés. Cette thérapie est utile pour protéger les cellules cérébrales. 

I

  • Iatrogène

    Troubles provoqués par un traitement médical ou un médicament.

  • Infections nosocomiales

    Ce sont des infections contractées au sein de l’hôpital. En réanimation, et malgré l’attention constante portée à l’hygiène, elles concernent en moyenne 1 patient sur 5 du fait de leur grande fragilité et des techniques invasives.

  • Interne

    Les internes sont de jeunes médecins ayant passé le concours de l’internat (à la fin de la 6e année d’études). Ils sont habilités à prescrire sous la responsabilité du chef de clinique. Ils sont très présents au sein des unités et seront pour vous des interlocuteurs de premier plan.

  • Intubation

    Acte médical consistant à placer une sonde, par la bouche ou le nez, dans la trachée d’un patient anesthésié afin de le ventiler (apport d’oxygène pour l’aider à respirer). Extubation : retrait de cette sonde.

  • Isolement

    Parmi les multiples mesures d’hygiènes prises à l’hôpital, on pourra décider d’un isolement. Il s’agit soit de la protection des patients les plus fragiles contre les germes naturellement présents chez chacun de nous, soit de la protection des visiteurs et des autres patients contre une bactérie multirésistante (BMR). Les mesures particulières à prendre sont généralement indiquées sur la porte de la chambre.

K

  • Kinésithérapeuthe

    Les kinésithérapeutes ont un rôle majeur en réanimation. Ils passent quotidiennement auprès des patients afin d’entretenir la souplesse des articulations et faire travailler les muscles. Leur rôle est également très important dans le sevrage de la respiration artificielle et la rééducation de tous les muscles.

L

  • Limitation et arrêt des traitements

    Lorsqu’un patient ne bénéficiera pas de certains traitements, ou ne bénéficie plus des traitements mis en place, et afin de limiter au maximum l’inconfort, la douleur et l’angoisse qu’ils entraînent, ces traitements peuvent ne pas être entrepris ou bien être arrêtés. Depuis 2004, et plus récemment en 2016, les lois Léonetti et Claeys-Leonetti encadrent ce qu’on appelle les décisions de « limitation et arrêt des traitements » (LAT). Ces décisions sont prises de manière concertée avec l’ensemble de l’équipe soignante, un consultant extérieur et en tenant compte des souhaits exprimés du patient et en informant précisément son entourage. Ces décisions sont réévaluées tous les jours en fonction de l’évolution de l’état du patient. L’arrêt de certains traitements qui maintiennent la vie artificiellement peut accélérer le processus du décès. Le cas échéant, les équipes soignantes mettent en place des soins palliatifs et la loi française autorise notamment depuis 2016 la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », permettant ainsi une fin de vie aussi confortable que possible aux patients concernés. 

  • Lunettes à oxygène

    Tuyau permettant d’apporter à l’entrée des narines un supplément d’oxygène dans le cas où l’oxygène présent dans l’air ne suffit pas au patient. Lorsqu’elles ne suffisent pas, on pourra utiliser un masque, un masque avec réservoir ou décider de passer à des thérapies plus intensives comme la V.N.I (ventilation non invasive) ou la ventilation artificielle via une sonde d’intubation.

M

  • Moniteur ou Scope

    Un moniteur (ou « scope ») enregistre en permanence le rythme cardiaque et respiratoire, la pression artérielle et la saturation en oxygène dans le sang. Ces données sont relevées grâce à des capteurs et des électrodes reliés au scope par des câbles. Les moniteurs sont configurés pour alerter le personnel soignant si l’état du patient est instable. Ces moniteurs sont également connectés à des stations de surveillance centrales afin que l’état du patient reste surveillé en permanence, même lorsque le personnel soignant est hors de la chambre.

  • Mort cérébrale ou mort encéphalique

    La mort encéphalique, ou mort cérébrale n’est pas le coma. Il s’agit d’un état irréversible où une partie cruciale du cerveau est détruite sans possibilité de récupération. En réanimation, il arrive que les patients passent en mort encéphalique alors qu’ils sont toujours reliés à des machines qui maintiennent l’apparence de la vie : respirateur qui fait se soulever la poitrine, circulation extra-corporelle qui fait circuler le sang, adrénaline ou noradrénaline qui maintiennent l’activité cardiaque et la pression artérielle. Le diagnostic de mort encéphalique repose sur des critères précis et spécifiques. Une fois que ce diagnostic est posé, le certificat de décès est signé par le médecin. Même si les machines peuvent maintenir l’apparence de la vie dans le corps quelques temps, les fonctions d’un corps dont le cerveau est détruit deviennent très vite très instables et il n’est pas possible de maintenir les choses très longtemps. La mort encéphalique peut permettre le don d’organes.

O

  • Obstination déraisonnable (ou Acharnement thérapeuthique)

    Pendant le séjour en réanimation, l’évolution de l’état de santé du patient peut conduire à s’interroger sur le bien-fondé des traitements en cours. L’absence de bénéfice attendu malgré des soins lourds et parfois agressifs pour le patient peut conduire à limiter l’utilisation de certains traitements ou à en interrompre d’autres, voire à se limiter à des traitements visant à assurer le confort. En effet, en France, l’obstination déraisonnable est interdite par la loi. Depuis 2004, et plus récemment en 2016, les lois Léonetti et Claeys-Leonetti encadrent ce qu’on appelle les décisions de « limitation et arrêt des traitements » (LAT). Ces décisions sont prises de manière concertée avec l’ensemble de l’équipe soignante, un consultant extérieur et en tenant compte des souhaits exprimés du patient et en informant précisément son entourage. Ces décisions sont réévaluées tous les jours en fonction de l’évolution de l’état du patient.

  • Oedèmes

    Pour administrer les médicaments, on les dilue dans des solutions à base d’eau afin de ne pas irriter les veines. Ainsi, chaque jour, les patients reçoivent de grandes quantités de liquides, et malgré les traitements destinés à favoriser l’élimination, il est extrêmement courant que les patients de réanimation aient des œdèmes. Les membres gonflent, notamment les mains. Il arrive dans certains cas que ces gonflements soient généralisés à l’ensemble du corps y compris le visage, cela se résorbe par la suite. Les patients sont régulièrement pesés et lorsque cela est nécessaire, il est possible d’accélérer cette résorption.

P

  • Palliatifs (soins)

    Les soins palliatifs sont les soins mis en oeuvre afin de soulager certains symptômes en vue de permettre au patient la vie la plus confortable possible. Souvent opposés aux soins curatifs dans le discours médiatique, ils s’agit en réalité de soins utiles à réaliser dès la phase aiguë en parallèle des soins curatifs (c’est à dire les soins visant directement à la guérison). En fin de vie, ou en l’absence de projet curatif, toute la prise en charge va se concentrer sur ces soins afin d’offrir au patient les derniers instants les plus confortables possibles. Selon l’adage, c’est « tout ce qui reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ». 

  • Personne de confiance

    Il s’agit d’une personne majeure, désignée par le patient au préalable (membre de la famille, ami, voisin, médecin traitant…) pour recevoir les informations médicales et rapporter les souhaits du patient s’il est dans l’incapacité d’exprimer sa volonté. Il est important que cette personne puisse avoir des discussions en profondeur avec le patient afin de porter au mieux ses souhaits puisqu’elle devra s’exprimer au nom du patient et non à titre personnel. Cette désignation est médico-légale et doit s’effectuer par écrit, sur papier libre ou sur le formulaire proposé par le service. Le document de désignation doit préciser les coordonnées de la personne de confiance, et comprendre la signature du patient mais aussi de la personne de confiance désignée. La personne de confiance peut posséder un exemplaire des directives anticipées afin de le faire valoir le moment opportun. La désignation de la personne de confiance est révisable et révocable à tout moment.

  • Pompe à perfusion ou Pousse-seringue

    Une pompe à perfusion (ou un pousse-seringue) est un dispositif qui permet d’injecter des médicaments et des liquides dans les veines, souvent par l’intermédiaire d’un cathéter inséré dans une grosse veine.

  • Prescription

    Les prescriptions sont actualisées en permanence par les médecins responsables du patient, le matin après avoir pris connaissance des derniers résultats d’examens et au fur et à mesure de la journée, selon l’évolution des paramètres vitaux (pouls, tension, saturation en oxygène) et l’évolution de l’état du patient.

R

  • Recherche

    Pour faire avancer les connaissances scientifiques et améliorer les techniques de soin, les services de réanimation prennent part à la recherche scientifique de manière très active. Les données recueillies au cours de l’hospitalisation du patient sont susceptibles d’être secondairement exploitées de manière anonyme pour des travaux d’évaluation et de recherche. En outre, l’accord du patient lui-même ou des proches pourra être demandé pour mener des études comparatives entre différents types de traitements ou de prise en charge. Pour cela, un formulaire de consentement sera communiqué au patient s’il est capable de le lire et le comprendre, ou à ses proches et devra être signé. Ce formulaire détaille les modalités de l’étude proposée au patient ou à ses proches. Bien entendu, le patient ou ses proches sont tout à fait libres de refuser et cela ne modifiera en rien la prise en charge ni les rapports avec l’équipe soignante.

  • Réanimation

    Service de soins accueillant les malades les plus graves de l’hôpital ou à risque de s’aggraver. La réanimation désigne également les soins techniques et médicaux administrés à ces patients dans un état grave afin de remplacer les organes devenus inefficaces par la maladie aiguë le temps que le corps “passe le cap” de la phase aiguë. La réanimation ne peut être poursuivie très longtemps car l’équilibre qu’elle permet de maintenir est très instable et fragile.

S

Scanner

Le scanner, aussi appelé tomodensitométrie, est un examen à rayons X. Le principe consiste à réaliser des images en coupes fines d’une partie du corps. Le tube de rayons X tourne autour du corps du patient et des images sont obtenues informatiquement. Il faut ensuite les ‘lire’ pour permettre un diagnostic. Fréquemment, un produit de contraste à base d’iode est utilisé pour améliorer leur qualité, il est généralement injecté par perfusion.

 

Sédation (Coma artificiel ou anesthésie générale)

Administration de médicaments permettant d' »endormir » le patient, de le plonger dans un coma artificiel. Cela est réalisé dans plusieurs indications : mettre un ou plusieurs organes au repos, éviter la douleur lors d’une procédure invasive (geste désagréable, ou opération chirurgicale), permettre aux patients de mieux tolérer le respirateur. 

 

Sonde d’intubation

D’elle dépend la respiration et donc la vie de votre proche. Elle passe par la bouche et est généralement fixée avec un cordon qui entoure la tête du patient. Souvent, cela creuse un peu les joues et modifie légèrement le visage. Cela peut être un peu impressionnant.

 

Sonde gastrique

Une sonde gastrique (ou sonde d’alimentation) contribue à nourrir le patient au cours de son séjour en réanimation. Le patient reçoit par cette sonde une alimentation équilibrée, comportant des quantités adaptées de glucides, protéines, lipides, vitamines et sels minéraux. Une sonde gastrique peut être insérée dans l’œsophage et l’estomac par le nez ou par la bouche. Parfois, une sonde de gastrostomie peut être insérée directement dans l’intestin grêle par une petite intervention chirurgicale.

 

Sonde urinaire

C’est un tuyau en plastique permettant de drainer l’urine de la vessie. Ces sondes sont indispensables lorsque les patients sont inconscients. La sonde urinaire facilite la surveillance du fonctionnement des reins par le personnel soignant.

 

T

  • Trachéotomie

    Petite intervention qui consiste à placer une sonde respiratoire dans la trachée via une incision à la base du cou. On l’effectue dans le but de faciliter et d’accélérer la récupération d’une autonomie respiratoire lorsque le processus est trop long et/ou inconfortable pour le patient. Dans la plupart des cas, cette trachéotomie est ensuite retirée et l’orifice cicatrise spontanément.

  • Transport

    Déplacement d’un patient vers un autre service de l’hôpital pour un examen ou une intervention chirurgicale. Lors de ce transport, la continuité des soins et de la surveillance se poursuit. C’est un acte délicat nécessitant une logistique particulière et un accompagnement médicalisé.

V

  • Ventilateur ou Respirateur

    Le respirateur est une machine permettant d’administrer aux patients un mélange gazeux adapté à leurs besoins en en contrôlant le volume et la fréquence. Cela permet de maintenir une teneur en oxygène stable et suffisante dans le sang des patients ainsi que d’en éliminer le gaz carbonique. Le respirateur assiste la fonction respiratoire en cas de défaillance pulmonaire et/ou cardiaque, mais on l’utilise aussi lorsque le patient est dans le coma afin de protéger les poumons du patient des infections. Pour cela, le patient sera relié au ventilateur grâce à la sonde d’intubation placée dans sa trachée. La mise en place de cette sonde s’effectue toujours sous anesthésie.

  • Ventilation non invasive (V.N.I.)

    La ventilation non invasive est une méthode alternative à l’intubation dans certains cas précis. Elle s’effectue avec un respirateur qui insuffle de l’air de la même manière qu’avec une sonde mais au moyen d’un masque placé hermétiquement sur le visage.