Adressez-vous directement au patient, et racontez-lui tout ce qui vous paraît pertinent de lui raconter. N’hésitez pas à lui raconter tous les événements positifs de l’hospitalisation mais également les événements difficiles et votre ressenti. En effet, ce sont aussi et même surtout ces événements qui intéresseront le patient lors de son retour à un état de conscience normale afin de prendre toute la mesure de ce qu’il aura traversé.
Attention cependant : s’il est utile pour l’enfant de comprendre ce qu’il a traversé et ce que vous avez traversé en tant que parent ou proche, pour autant, un journal de bord contenant des messages trop émotionnels, relatant en détail votre souffrance de parent, peut être vécu comme quelque chose de culpabilisant pour l’enfant (culpabilité d’avoir fait traverser des moments si difficiles à ses parents notamment). Si vous ressentez le besoin de vous épancher, n’hésitez pas à tenir en parallèle un journal intime où vous pourrez déverser toutes vos angoisses et vos émotions.
Lui relater ses éventuels délires, hallucinations ou bien encore les événements anodins qui émaillent son hospitalisation lui permettront de mieux comprendre les souvenirs aberrants qu’il pourra avoir.
Par exemple : lui dire qu’il fixe étrangement une tache au plafond ou lui raconter qu’en raison de travaux, il a subi beaucoup de bruit toute la journée pourra lui permettre de mieux comprendre ce souvenir étrange qu’il garde d’avoir vu un animal dans sa chambre ou d’avoir eu l’impression d’être dans la cale d’un bateau !
N’hésitez pas à replacer tous les événements qui arrivent au patient dans un contexte plus vaste : raconter ce qu’il se passe à la maison (progression de la fratrie à l’école, passage des saisons, voyage d’un membre de la famille, etc.) ; relater les événements du monde extérieur (résultats d’événements sportifs en lien avec les centres d’intérêts de l’enfant, événements en lien avec ses activités sportives et artistiques, etc.) : Remettre son histoire en contexte l’aidera à se reconstruire.