NB : La fragilité des patients et l’incertitude entourant les évolutions possibles sont telles que les soignants ont pour habitude d’être très prudents dans l’évaluation du pronostic et les informations qu’ils partagent avec les proches.
Une des caractéristiques de la réanimation est la surveillance intensive et continue effectuée grâce aux appareils et à la densité de l’équipe de soin.
Les soignants évaluent et réévaluent en permanence l’état de santé des patients, en s’interrogeant sur le bénéfice attendu des traitements en cours et les risques que ces traitements peuvent engendrer. Leur objectif principal est d’adapter la prise en charge à la singularité de l’enfant malade, et d’oeuvrer toujours dans son intérêt, en tenant compte des souhaits et volontés de ses parents. Les informations que les parents leur partagent sont utiles pour estimer état de santé de l’enfant avant son hospitalisation dans le service, et évaluer ainsi les bénéfices qu’il peut tirer de la mise en œuvre de traitements lourds.
Le concept de « sevrage » :
Les traitements mis en oeuvre en réanimation sont lourds de conséquences et il est important de peser le pour et le contre avant de mettre en oeuvre des thérapeutiques très invasives, ou de réévaluer leur intérêt au fil du temps. Dans la mesure du possible, les soignants essaient de « sevrer » les patients dès que possible : médicaments, machines d’assistance etc : dès que l’état du patient le permet, l’équipe s’attache à stopper les traitements invasifs pour limiter les complications.
Les stratégies thérapeutiques dépendent donc autant de l’état de santé de l’enfant, que de sa capacité à bénéficier des traitements disponibles, et de son intérêt supérieur.